Quelles sont les règles d’or à suivre si vous avez une piscine ?

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Vous en avez rêvé, vous l’avez conçue, vous l’avez réalisée et la voici : votre belle piscine, le point culminant de votre jardin qui vous fait passer de nombreux moments de plaisir et de détente. Comme toutes les belles choses, elle aussi a besoin de temps et de soins pour se maintenir au mieux de sa forme au fil des ans : votre contribution est fondamentale.

Garder l’eau toujours claire

C’est l’élément principal de la piscine : elle doit toujours être propre et transparente. Vous ne voulez pas plonger dans un étang, n’est-ce pas ? Assurez-vous que la quantité de chlore est correcte et surveillez les valeurs du pH. Il suffit d’un écran pour nettoyer la surface : de cette façon, vous éliminez les résidus organiques les plus grossiers.

Soins de la plante

L’essentiel des travaux d’entretien de la centrale doit être effectué deux fois par an : une fois au printemps, pour l’ouverture saisonnière, et une fois en automne, pour l’hivernage. Pendant les mois d’utilisation, il est conseillé de laver le filtre à contre-courant (tous les 15 jours) et de nettoyer rapidement les feuilles dans le canal de débordement ou l’écumoire. Ces opérations ne prennent que quelques minutes mais sont essentielles pour que le char, les accessoires et les finitions soient au mieux de leur forme.

La sécurité tout d’abord !

Une piscine est un endroit où l’on peut s’amuser et passer d’agréables moments en compagnie. La règle d’or est donc le plaisir responsable. Surtout s’il y a des enfants, des personnes qui ne savent pas nager et des animaux, veillez à ce qu’il y ait toujours quelqu’un pour surveiller et assurer la sécurité de chacun.

Pour éviter les chutes accidentelles dans l’eau et en même temps garder l’eau toujours propre, prévoyez d’ajouter une couverture appropriée à la piscine : suivez deux bonnes règles de propriétaire de piscine à la fois !

Cela concerne uniquement les piscines privées dont le bassin est totalement ou partiellement enterré. Les piscines hors-sol ne sont pas visées par les textes, mais restez quand même vigilant lorsque des enfants ne sont pas loin !

Il vous suffit d’installer un des quatre équipements suivants, qui devra être conforme aux normes édictées par l’Association française de normalisation (renseignez-vous auprès d’un pisciniste) : une barrière de protection autour du bassin ; ou un système d’alarme sonore ; ou une couverture de sécurité ; ou un abri dur de type véranda recouvrant intégralement le bassin.

Sachez que si un accident a malheureusement lieu dans votre piscine et que vous n’aviez pas installé un de ces quatre équipements, cet oubli pourra vous coûter une amende pouvant aller jusqu’à 45 000 € et votre assurance ne prendra rien en charge !

Laissez tout le monde prendre une bonne douche

Une règle avec un double avantage : c’est bon pour vous et pour la baignoire. Prendre une douche avant de plonger, cela vous aide à vous habituer à la température de l’eau et surtout cela élimine la sueur et la crème solaire de votre peau et de vos cheveux qui, autrement, iraient directement dans l’eau. En outre, une douche rapide dès que vous quittez la piscine permet d’éliminer les résidus de chlore qui peuvent provoquer des irritations sur les peaux sensibles.

Ne pas déranger les voisins

Vous avez la chance d’avoir votre propre piscine pour vous rafraîchir et vous amuser quand vous le voulez, mais n’oubliez pas vos manières. Évitez de crier et de plonger pendant les heures de repos : le respect des autres passe avant tout !

L’implantation de toute construction et donc d’une piscine ou son terrassement ne peut être faite à moins de 3 mètres de la limite de votre propriété. C’est-à-dire que le terrassement que vous envisagez (les premiers abords de la piscine) ne peut pas se trouver à moins de 3 mètres de la clôture de votre voisin. Cela vaut pour les piscines hors sol et enterrées.

Notez que là aussi, la commune peut prévoir des règles plus contraignantes que la règle nationale des 3 mètres. Vérifiez dans le Règlement du Plan local d’urbanisme de votre commune à la rubrique « Implantation par rapport aux limites séparatives » ou bien renseignez-vous auprès du service de l’urbanisme de la mairie.

D’autres éléments à prendre en compte

1. Vérifiez si vous avez besoin d’une autorisation d’urbanisme

Comme pour toute construction, l’installation d’une piscine est soumise aux règles d’urbanisme. Selon les cas, vous devrez demander une autorisation d’urbanisme à la mairie: une déclaration préalable pour les travaux peu importants (Cerfa 13703*06) ou un permis de construire (Cerfa 13406*06) pour les autres.

Attention, n’oubliez pas que lorsqu’une piscine est installée « durablement » dans un jardin elle nécessite la construction d’un local technique. Or, si la surface du local dépasse 20m², vous devez obligatoirement demander un permis de construire la piscine et le local.

Ceci mis à part, concernant la piscine au sens strict, si elle est « enterrée » vous devez : obtenir un permis de construire si la piscine fait plus de 100 m², ou quand elle est sous abri (intérieur ou sous auvent) de plus de 1m80 de haut, ou encore quand elle est sous abri et fait plus de 20 m² ; déposer une déclaration préalable est suffisant quand la piscine fait entre 10 et 100 m² ; aucune formalité n’est nécessaire lorsque le bassin fait moins de 10 m².

Pour une piscine “hors-sol” vous devez : obtenir un permis de construire si la piscine fait plus de 100 m² ; déposer une déclaration préalable est suffisante lorsque la piscine fait entre 10 et 100 m² ; aucune formalité n’est nécessaire lorsque le bassin fait moins de 10 m² ou lorsqu’elle est installée pendant moins de 3 mois.

Attention aux règles locales parfois plus contraignantes : Sachez que les communes peuvent aussi prévoir des règles locales plus contraignantes donc n’hésitez pas à consulter le service d’urbanisme de votre mairie pour vous assurer que votre projet est régulier. Enfin, respectez l’autorisation d’urbanisme qui vous a été donnée car dans le cas contraire, votre piscine sera en infraction et vous risquez jusqu’à 300 000€ d’amende (rarement la prison même si cette sanction est prévue) et la remise en état des lieux.

2. Pensez à vous assurer

Si vous faites construire une piscine enterrée en béton par un professionnel, n’oubliez pas de souscrire au préalable une « assurance dommage-ouvrage ». Cela vous permettra, en cas de problème, d’être immédiatement remboursé ou d’exiger du professionnel les réparations concernées par la garantie décennale, sans avoir à demander à un juge qu’il l’ordonne. En effet un professionnel est obligé par sa garantie décennale de garantir la piscine qu’il a installée pendant 10 ans à compter la réception des travaux.

En plus de l’assurance dommage-ouvrage précitée, lorsqu’un professionnel intervient vous bénéficiez systématiquement de la « garantie de parfait achèvement » : Une fois que le professionnel est intervenu, que ce soit pour cette piscine béton ou pour toute autre (coque par exemple), il doit garantir pendant un an son bon fonctionnement. Cette garantie prend en charge la non-conformité relevée dans le procès-verbal que le professionnel doit remplir avec vous lors de la réception de la piscine, comme le défaut découvert pendant l’année qui suit la réception. Dans ce dernier cas vous devez signaler le problème au professionnel par lettre recommandée avec accusé de réception et celui-ci devra le réparer à ses frais.

Vous avez le permis pour la construction, le dispositif de sécurité aux normes et les travaux sont maintenant terminés, il vous reste à présent à prévenir votre assureur que vous avez une piscine dans votre jardin. En effet, selon votre contrat de responsabilité civile, vous pourrez ajouter des options pour couvrir les accidents qui pourraient arriver. Voyez avec votre assureur.

3. Prévoyez la répercussion sur vos impôts de l’installation d’une piscine

Vous devez déclarer votre piscine ainsi que ses aménagements « en durs » (terrasse, local technique) aux impôts dans les trois mois de son installation. C’est ce qu’on pourrait appeler la « douloureuse » car, désolée de vous l’apprendre, votre piscine et ses annexes augmenteront le montant des impôts proportionnellement à leurs dimensions… Comme bâtiment annexe de votre maison, votre piscine (enterrée ou hors-sol) est en effet assujettie à la taxe d’habitation. Et lorsqu’elle est enterrée, elle est aussi soumise à la taxe foncière.

Savoir que les quelques mois par an de baignade impliquent un coût fiscal supplémentaire pourrait vous dissuader de déclarer votre piscine. Méfiez-vous tout de même. D’abord parce qu’une piscine attire la jalousie des malintentionnés qui peuvent vous dénoncer aux services fiscaux. Vous ne vous doutez pas du nombre de redressements causé de cette manière. En suite parce qu’il ne faut pas oublier que les autorités compétentes qui font leur ronde aérienne peuvent vérifier que la petite zone bleue située dans votre jardin a bien été déclarée et, si tel n’est pas le cas, prévenir les services fiscaux. Vous risquez alors un redressement fiscal.

Une exonération d’impôts pendant les deux premières années :

Vous devez déclarer l’installation de la piscine aux impôts, mais pendant les deux premières années qui suivent son installation, vous pourrez vous baigner le cœur léger car vous serez exonéré d’impôts. Mais sachez qu’à partir de la troisième année, la baignade vous coûtera un peu plus cher… mais je ne doute pas que les joies d’une piscine privée et la plus-value évidente apportée à votre maison par ce bassin compenseront largement une facture fiscale plus élevée !

Vous ne suspectiez pas qu’agrémenter votre jardin d’une piscine impliquerait toutes ces démarches ! Pour autant le jeu en vaut la chandelle, ma sœur est d’ailleurs loin de s’être découragée puisqu’une pool-party est prévue cet été pour l’inaugurer

4. Préférez la qualité aux prix trop bas

Contrôler et optimiser son budget piscine est une obligation pour tous. Le manque d’argent ou le souci de parer au plus pressé ne doivent pas vous pousser en priorité vers les produits et matériels premiers prix. Pour dépenser moins il faut dépenser mieux, et pour dépenser mieux il faut parfois savoir dépenser plus au départ.

Il y a plein d’exemples.

Qui a intérêt à acheter un robot nettoyeur, une pompe de filtration, un régulateur quelconque, un liner ou une couverture de mauvaise qualité qu’il faudra remplacer dans 2 ans parce que cassé ou irréparable sans frais importants. Sûrement pas vous. Idem pour tout ce qui concerne la construction, le terrassement, l’installation du gros œuvre. Si les fondations sont mal faites, en cas de souci, vous perdez votre piscine. Il y a certes les assurances, les garanties mais il y a surtout les soucis et les contretemps dont on se passerait volontiers.

Acheter d’emblée du matériel, des accessoires, des produits ou des services de bonne qualité permet de faire des économies sur le long terme. C’est autant d’argent et d’énergie que vous n’aurez pas à dépenser plus tard pour pallier aux défauts ou aux dérives liées à un élément de mauvaise qualité.

Pour cela fiez-vous aux labels, aux certifications, à la réputation des marques, questionnez les vendeurs, demandez sur des forums, comparez les choses à qualité égale. Quitte à ce que ça nécessite un peu plus de temps au départ. Sachant que rien ne vous empêche de négocier les prix ou de profiter de périodes de promotions pour s’équiper de matériel de qualité à moindre frais.

C’est évidemment très facile à dire, mais nul doute que vous le savez déjà. En piscine comme ailleurs, pour dépenser moins, il faut apprendre à dépenser mieux et parfois plus. Il faut aussi se méfier des prix trop bas.

5. Faites preuve de bon sens vis-à-vis de l’entretien

Une piscine est avant tout un lieu de plaisir : celui de l’eau et de la baignade, celui du partage en famille, entre amis, entre proches. Et nous souhaitons tous ce que cet espace reste propre et le plus agréable possible pour passer de bons moments.

A quelques exceptions près, personne ne prend beaucoup de plaisir à nettoyer et entretenir une piscine. C’est plus une contrainte ou un mal nécessaire qu’autre chose. On préfère se baigner, s’amuser dans l’eau ou se prélasser autour du bassin. Et c’est bien normal vu que c’est la vocation d’une piscine. Pourtant il faut le faire !

L’entretien suppose de faire preuve de bon sens vis-à-vis de tout élément et aléa naturel qui perturbent les conditions de baignade et peuvent dégrader votre piscine.

Pour cela, il faut trouver un point d’équilibre entre deux comportements extrêmes. D’un côté, il ne faut pas se faire maniaque absolu du nettoyage et de la propreté. De l’autre, il ne faut pas être un étranger absolu à tout souci de nettoyage. A vous de trouver ce point d’équilibre, au regard des spécificités de votre piscine : son type, son lieu d’implantation, son utilisation. Quoiqu’il arrive, il y aura toujours des saletés dans l’eau et vous devrez y consacrer du temps. Il faut alterner actions préventives et curatives en fonction des aléas et en n’oubliant pas que l’on peut faire appel à des entreprises spécialisées et à des piscinistes en cas de besoin.

6. Traitement des piscines

Sachez que 80% du traitement de l’eau est effectué par la filtration mécanique. Le traitement avec des produits, indispensable pour éradiquer les bactéries et avoir une eau saine compte pour 20%. Avec une bonne filtration et un bon équilibre de l’eau nul besoin de doses importantes de produits pour avoir une eau claire et limpide.

Lorsqu’on projette de réaliser une piscine, il faut également penser à la question de la qualité de l’eau. Elle conditionne le confort d’utilisation mais aussi le coût des opérations d’entretien, que ce soit en temps ou en argent.

Le chlore: le chlore reste la solution de traitement la plus courante pour les bassins familiaux. Sa composition chimique lui permet d’assurer une fonction désinfectante, algicide et oxydante. Il existe du chlore non stabilisé et du chlore stabilisé. Demandez conseil à votre pisciniste pour vous expliquer son rôle dans le traitement

Le brome: le brome possède des propriétés désinfectantes similaires à celle du chlore mais en étant moins tributaire du PH et de la température assurant ainsi une désinfection continue.

Le sel: par électrolyse, le sel présent dans l’eau se transforme en hypochlorite de sodium, un chlore non stabilisé. Le désinfectant ainsi produit détruit déchets et germes avant de se re-transformer en sel. Le sel employé doit être d’une grande pureté. Pour une performance optimale et le respect des revêtements, privilégiez le sel spécifique pour l’usage en piscine.

Les ultraviolets: l’eau est exposée dans un appareil à des rayonnements UV de type C, une longueur d’onde possédant un fort pouvoir bactéricide. De manière instantanée, les micro-organismes sont détruits, l’eau est alors désinfectée. Cependant, ne possédant pas de propriétés désinfectantes, il faut également utiliser en plus un produit rémanent, en général oxygène actif liquide, chlore ou brome.

L’oxygène actif: l’oxygène actif est une option qui présente l’avantage de produire une eau non irritante et sans odeur. Ce produit est sensible aux variations de pH, aux UV du soleil et à la température de l’eau. Par conséquent, leur utilisation est souvent combinée avec celle d’autres produits pour compléter, améliorer et prolonger leur efficacité.

Au premier remplissage et au moins une fois par an à la réouverture de la piscine, les professionnels proposent d’analyser l’eau des bassins de façon très précise. Les propriétaires de piscines peuvent porter leur eau chez le professionnel qui, après quelques minutes d’analyse, est en mesure de recommander les produits adaptés et le dosage précis pour équilibrer l’eau afin de limiter la consommation de produits, souvent liée à une méconnaissance.

Il est possible d’opter pour différentes méthodes de traitement récurrent de l’eau : le chlore, le brome, l’électrolyse au sel, les rayons UV, le PHMB, l’ozone et l’oxygène actif. D’autres produits permettent de rectifier un problème passager, comme l’anti-algues, l’anticalcaire ou encore le clarifiant.

Les étapes à suivre pour un traitement de choc:

– Enlevez tous les accessoires et les jouets de l’eau.

– Brosser toute la toile vigoureusement, même si vous ne pouvez pas voir, où vous brossez.

– Faites le traitement-choc le soir, important de bien diluer la poudre avant de la mettre dans l’eau de la piscine. Toujours verser le produit dans une chaudière d’eau (l’eau en premier).

– Attendez 1 heure et mettre de l’algicide 40 % ou 60 % dans l’eau de la piscine.

– Attendez 24 heures pour que les algues soient bien mortes et retombées dans le fond de la piscine.

– Passez l’aspirateur en mettant le sélecteur de l’appareil de filtration à «Drain/Déchet». Attention le niveau de l’eau va descendre rapidement, il est recommandé de mettre le boyau d’arrosage dans l’écumoire pour ne pas avoir de l’air dans la tuyauterie.

– Faire un lavage à contre-courant «Nettoyage par refoulement/Backwash».